UNIKIS. FSSAP. Le Vice-doyen, le prof. Billy Kakelengwa, dénonce « des intimidations et des actes qui sèment l'insécurité ».

Img 20190722 114232 serrure abimée fssap unikis kankelengwaC’est la réaction du Vice-Doyen, chargé de la recherche et  Vice-Doyen ai de l’enseignement, suite à ce qu’il qualifie « d’intimidation et d’actes criminels » dans la nuit du vendredi 18 et samedi 19 juillet 2019 au décanat de la Faculté.

Le constat a été fait le samedi par le Doyen, le professeur Lokanga (sur la photo): les serrures de la porte de son bureau et celui du VD ont étéImg 20190722 114502 prof lokanga fssap effraction forcées en vain avant d’être vraisemblablement bloquées. Il a dû faire appel à l’OPJ du Bâtiment administratif de l’UNIKIS pour forcer l’entrée. Un jour après, soit le lundi 22 juillet, une effraction de nuit dans l’autre bureau du professeur Lokanga a permis aux voleurs d’emporter un ordinateur. Les tentatives d’effraction et le vol interviennent deux mois après le vol par effraction des plafonniers et des connectiques de l’auditoire de premier graduat à l’ECOSHTOUR (Ecole Supérieure de l’Hôtellerie et Tourisme). Le professeur Billy Kakelengwa se dit consterné. Il dénonce l'insécurité dans laquelle il se trouve dans son lieu de travail et demande à l'autorité d'assurer les conditions d'un climat de travail paisible. 

Il faut signaler que c'est le même gardien qui était en poste à l’ECOSHTOUR et à la FSSAP au moment des vols et tentatives d’effractions. Les sanctions annoncées par un agent de la Direction de la sécurité selon quoi des retenues sont opérées sur la prime locale mensuelle des gardiens en cause ne convainquent pas. Lors du dernier Conseil de l’Université, des professeurs ont dénoncé « des actes criminels qui ont tout l’air d’une combine orchestrée de longue date avec la complicité de quelques personnes au sein et en dehors de l’Université de Kisangani ».

Depuis avant le mois de février dernier, juste avant les troubles étudiants qui ont conduit à la mise à feu des véhicules et des attaques ciblées aux domiciles des professeurs, l’Université est sujet à des vols de nuit similaires et actes d’intimidations répétés à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education, à la FSSAP, à la Bibliothèque Centrale, à l’ECOSHTOUR, au camp des Huit, au Complexe Elungu, au Batam, aux Boyoma I et II pendant, là même où des gardes institutionnels et des brigadiers estudiantins sont en poste.

Il faut se rappeler les vols du 10, 16 et 23 en un mois à la FPSE peu après les troubles étudiants de février dernier qui avaient paralysé l’Université pendant près de quatre mois : effraction à la Bibliothèque facultaire où les deux grosses encyclopédies avaient été emportées, dans le hangar de premier graduat où les chaises stockées dans les deux antichambres de l’Aumônerie protestante ont été emportées ; l’autre vol a été opéré dans  le  bureau du Vice-Doyen chargé de l’enseignement, le professeur Sébastien Losa Bolamba : un ordinateur et des documents de valeurs emportés. En son temps, celui-ci avait dénoncé publiquement et devant un agent de sécurité l’impunité à l’endroit des deux gardes, toujours les mêmes lors des vols répétés.

Des semaines plus tôt, cinq, selon les uns, et huit climatiseurs opérationnels, selon les autres avaient été détachés et emportés en deux nuits, peu avant le vol de câbles électriques haute tension entre le camp Pasteur (Camp des Huit), qui abrite des familles d’enseignants et le campus central. Les câbles saisis, les voleurs parmi des étudiants, semble-t-il, auraient été relâchés. Pendant les mêmes périodes, des connectiques électriques avaient disparues des rez-de-chaussée des résidences étudiantes B I et II. Le Batam n’est pas épargné. On y avait signalé le vol des batteries du grand bus qui assurent le transport des étudiants en temps de deuil et d’excursion. Dans les mêmes entrefaites, la grande porte de la Bibliothèque centrale avait été condamnée à la colle.

Doyens et Vice-Doyens touchés par ces actes et des étudiants interrogés s’étonnent que jusque-là, près de six mois après le premier vol, aucun gardien n’ait été traduit en justice ni subi des sanctions exemplaires. Les dossiers sont au contraire classés sans suite et les gardiens en poste les jours des vols continuent de prester comme si de rien n’était. Il faut signaler que, ces huit dernières années, le recrutement des gardiens et des brigadiers estudiantins à l’Université de Kisangani était fondé sur des appartenances ethno tribales, politiques ou familiales et très peu sur des critères objectifs. Ce qui pourrait garantir de l’impunité et aux gardiens en postes et aux cambrioleurs de longue date.

Par Jean Fundi Kiparamoto, +243 851 641 833

Date de dernière mise à jour : mardi, 01 octobre 2019