Les 100 jours de Jean Bamanisa en Province Orientale

 Avec modestie, JBS fait son propre bilan

dsc03923.jpg"Après le tour d'horizon des réalisations des cent jours de mon gouvernement, il nous appartient de scruter objectivement les cent prochain jours". La déclaration est de Jean Bamanisa Saidi, gouverneur de la Province Orientale devant la presse locale le 25 juin 2013.

C'est vite fait. Asphalte, guichet fiscal unique, progrès dans l'amélioration du climat des affaires, rachat de la Sucrière de Lotokila, tour de la province jusque dans les endroits redoutés en raison de l'insécurité orchestrée par les milices, informatisation de l'exécutif provincial, partenariat avec les provinces sud soudanaises limitrophes de la province, intégration dans l'exécutif des gens de tous les partis politiques, de la société civile, paie régulière des agents du gouvernement, aux Administrateurs de Territoire et ministères, il leur est demandé de créer des comptes bancaires, études entreprises sur la construction d'un nouveau barrage, invitation des investisseurs étrangers, valoriser la main d'œuvre locale en mettant ensemble OVD, office des voiries et drainage, et la société chinoise, ZTC, Zenghwei Technic Corporation, à l'asphaltage de routes, et même plus, pour la première en province, une section Partenariat Public-Privé et Investissements est instauré pour rassurer les investisseurs d'autant que les risques sont partagés…  autant de progrès.

Des réalisations record suscitent des avis aussi uniformes que contraires sur l'autre manière de faire de Bamanisa dont une journaliste a vulgarisé un néologisme adopté du public: "Bamanisa anababananisa", pour dire "Bamanisa a verrouillé l'évasion du Trésor public". Au fait, l'argent de l'Etat ne se jette plus par la fenêtre. Un agent du gouvernement provincial depuis avant Jean Bamanisa déclare que "depuis son arrivée, l'argent c'est difficile". Est-ce de cette façon qu'il arrive à faire avec des maigres moyens?

Le gouverneur reste au bureau jusque tard le soir. Il a des contacts physiques et téléphoniques avec tous ses collaborateurs, proches, du second comme du troisième degré. Il lui arrive des fois de confier une même tâche à plus d'un pourvu qu'elle soit accomplie. Certains d'entre eux auraient compris que le trafic d'influence n'y est plus. Pour preuve, trois mois à peine aux affaires n'ont pas suffi à rassurer les esprits suspendus à un arrêté de nomination. Inquiets, même s'ils touchaient une prime qui les mettaient à l'abri des besoins. Et quand l'arrêté est tombé certains agents se sont vues maintenus, d'autres rétrogradés, d'autres encore rehaussés. L'on rapporte que Jean Bamanisa n'a pas de collaborateur chéri. Ce qui importerait pour lui est de s'inscrire dans la logique de la GAR, gestion axée sur les résultats. De cette façon, les querelles de positions entre collaborateurs semblent sans effets dans le climat de travail.

La province est une entreprise. Il l'a dit autrement dans son adresse à la presse: "le gouvernement attache une importance à ces nouveaux outils de gestion managériale". Les outils sont la planification, le suivi, l'évaluation, les objectifs, les résultats attendus, les indicateurs… Aujourd'hui, les bureaux crasseux d'antan sont remplacés par un cadre propre, commode, spacieux, informatisé, connecté à l'Internet.

Toutefois, il reste à faire. Le gouverneur a dit notamment: "poursuivre la mise en œuvre des réformes multisectorielles et l'exécution sans faille des  résolutions de la dernière conférence des gouverneurs". Il y aurait plus. Ceux qui côtoient les services du gouvernement observent deux types de collaborateurs. Ceux qui arrivent après et partent avant tout le monde ainsi que ceux qui arrivent tôt le matin avant et partent tard le soir après tout le monde. Trop peu de collaborateurs ou de leurs assistants utiliseraient l'internet à bon escient. D'autres n'auraient pas maîtrisé l'essentiel de l'administration et de l'outil informatique. "Il nous appartient de scruter objectivement les 100 jours prochains" pourrait tout aussi signifier que "aux collaborateurs, à nous des médias, aux contribuables, aux fonctionnaires, à l'agriculteur, l'ère de la province-providence étant revolue, de mettre la main à la pâte pour plus de progrès".

Journal Karibu suit les activités du gouvernement provincial, nos prochains articles dès le 18 juillet, vont parler un à un de ce qui se passe dans chaque secteur comme par exemple: gouvernance, croissance économique, sécurité, autorité de l'Etat, infrastructures de base.

Jean Fundi Kiparamoto

Date de dernière mise à jour : mercredi, 17 Juillet 2013

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