Maembo, la déclaration qui fâche : « Pas de pardon pour une guerre à laquelle le MLC n’a pas pris part ».

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De g. à dr.: José Des Chartes Menga, Paulin Maembo, Dismas Kitenge, Bernard Kalombola.

RDC. Kisangani, 11 octobre 2019. L’anniversaire du MLC annoncé suscite des réactions. Dernières en date, les déclarations de Paulin Maembo, député national MLC, élu d'Isangi, José Des Chartes Menga et Dismas Kitenge du Groupe Lotus, en début de semaine sur la RFO (Radio Flambeau de l’Orient) et des victimes de la guerre des six jours à Kisangani (5-10 juin 2000)

Depuis le 10 octobre 2019, l’association des victimes de la guerre des 6 jours se mobilisent contre l'arrivée à Kisangani de Jean-Pierre Bemba, président du MLC (Mouvement National de Libération). Dans une vidéo postée sur Facebook, le président de l’association Bernard Kalombola exprime sa colère contre « le sanguinaire JP Bemba ». Les victimes se mobilisent à la Place de la Grande Poste, là même où le MLC fait construire un podium pour le meeting ce jour. J.P. Bemba pourrait arriver dans la ville d'ici 11 heures.

Dans une émission de débat animée par Laurent Kangisa sur la RFO, Paulin Maembo a déclaré que le MLC ne doit pas demander pardon pour une guerre à laquelle son armée n'avait pas pris part. Ce n’était point l’avis du journaliste José Des Chartes Menga. Selon lui, "Le MLC doit demander pardon aux Boyomais". Pour Menga, le MLC avait bel et bien pris part à la guerre, ne serait-ce que par le fait d’avoir mais sa chaine, Radio Liberté, au service de l'armée ougandaise. Et Dismas Kitenge du Groupe Lotus de rallier le point de vue de Menga.

Des témoins évacués au premier jour de la guerre, le 5 juin 2000, par l’armée ougandaise vers Mbilinga, 15 km au nord de Kisangani, affirment avoir vu se diriger vers le champ de bataille les soldats de l’armée rebelle MLC mélangés à celle de l’ouganda.

La guerre des six jours éclata le 5 juin entre les armées, d’une part du rwanda (FPR) et de la rébellion RCD (Rassemblement congolais pour la Démocratie) et, d’autre part, de l’ouganda (UPDF) et la rébellion MLC. Au cœur des hostilités, le contrôle de la ville de Kisangani. Un article de la BBC Afrique

L’article semble décrire mieux la situation le 10 juin 2000, au sixième et dernier jour des combats en ville de Kisangani. Il reprend les propos du commandant de la MONUC (Mission des Nations Unies en RDC) aujourd’hui MONUSCO. Selon BBC, le colonel Danilo Pavia racontait avoir vu « des corps sans vie joncher les rues et plus de 700 blessés parmi les civils dans deux hôpitaux… des enfants désorientés et incapables de joindre leur famille depuis cinq jours ». Les rapports d’ONG mentionnent 1000 morts et 6 mille obus déversés sur la ville par les belligérants en six jours.

Jean Fundi Kiparamoto

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Date de dernière mise à jour : samedi, 12 octobre 2019